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2 septembre 2020

Blogue 6 La conciliation études-travail

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Avec la COVID-19, le retour à l’école représente un défi important sur plusieurs fronts. L’un d’eux : le décrochage scolaire.

Alors que plusieurs jeunes veulent ou doivent travailler pendant leurs études, trouver l’équilibre entre travail, école et vie personnelle est difficile pour eux.

Nous avons besoin que tous nos jeunes obtiennent un diplôme pour nous assurer de compter sur une main d’œuvre qualifiée et sur tous les talents requis pour nous relever de cette crise.

Or, l’employeur de l’étudiant peut jouer un rôle important dans la réussite éducative des jeunes. Il existe des solutions; et elles fonctionnent!

État de la situation

Une proportion importante de jeunes travaille pendant leurs études

Au Québec, environ 1 jeune sur 2 du secondaire[1] et 2 étudiants sur 3 du Cégep et à l’université[2] travaillent pendant leurs études. Ils doivent ainsi apprendre à concilier les études, le travail et la vie personnelle.

Importance d’une bonne conciliation études-travail-vie personnelle

Sachant que se préoccuper des facteurs contribuant à une bonne conciliation études-travail-vie personnelle peut favoriser le maintien et le retour aux études des jeunes, il est important que les employeurs aident leurs étudiants-employés à trouver l’équilibre dans ce domaine s’ils veulent soutenir la persévérance scolaire et la réussite éducative.

Les effets de la pandémie sur la persévérance scolaire

Les moments d’arrêt ou les moments de pause sont des moments charnières pour les jeunes. C’est pendant ces périodes que pour plusieurs, l’idée de décrocher se cristallise. La longue interruption des cours, en raison de la pandémie, pourrait donc contribuer à une hausse du décrochage scolaire en septembre. De plus, la pandémie semble influer sur le degré de motivation des jeunes. Selon une récente étude réalisée par Académos[3] :

  • 80 % des jeunes interrogés se disent « beaucoup moins motivés » ou « moins motivés » pour l’école depuis le début de la pandémie et le confinement.
  • Cette baisse de motivation touche aussi bien les jeunes du secondaire, du cégep que de l’université.

Même s’il est impossible de prédire de manière précise tous les changements à venir, il est clair que l’environnement scolaire et le milieu de l’emploi se trouvent bouleversés par cette pandémie. Par conséquent, il y a lieu de croire que cette perspective puisse jouer sur les enjeux de la conciliation études-travail où une toute nouvelle réalité est à prendre en compte. Ainsi, même s’il faut garder à l’esprit que cette réalité n’est ni immuable, ni définitive compte tenu du caractère imprévisible de la pandémie, il est très facile d’imaginer que des enjeux reliés à la réussite éducative se développeront notamment en raison des facteurs suivants :

  • Le développement d’un besoin accru de main-d’œuvre dans certains secteurs d’emploi nécessitant peu d’expérience et de qualification, par exemple pour désinfecter les commerces ;
  • Une augmentation des contraintes associées au travail : un environnement de travail plus exigeant et stressant compte tenu des mesures sanitaires à appliquer, ainsi que des heures accrues ;
  • Un changement dans la disponibilité des parents à accompagner leurs enfants dans la conciliation études-travail, considérant les défis auxquels ils sont eux-mêmes confrontés (conciliation travail-famille, chômage, insécurité alimentaire, etc.).

Un tel contexte risque donc d’affecter encore davantage la persévérance scolaire et la réussite éducative dans la mesure où les bouleversements provoqués par la pandémie peuvent venir influencer les priorités des jeunes, mais aussi leur niveau de motivation et certains pourraient être tentés d’abandonner l’école.

Le rôle des employeurs dans la réussite éducative prend donc encore plus d’importance aujourd’hui. En effet, les employeurs sont un levier majeur pour faire en sorte que la situation actuelle ne devienne pas un important facteur favorisant le décrochage scolaire.

Comment les employeurs peuvent contribuer ?

Plusieurs gestes sont à la portée des employeurs pour faire équipe avec eux dans leur réussite éducative afin qu’ils retrouvent un équilibre dans leur vie ou instaurer un climat favorable aux études lors cette rentrée exceptionnelle.

Comportements à adopter :

  • Être attentif à ce que disent ses employés
  • Faciliter la réalisation du travail
  • Réussir à faire travailler les gens ensemble
  • Éviter les situations conflictuelles autant que possible

 

https://lh5.googleusercontent.com/Bar5sfCu1jbcWxiOGrWFq6ovu1pa1D-9is4akXkVWYULcUB8D9-XrYg8kcdxMMKTrgCYUJlOMomgeF2UUVhBg3tAnGWrlwV81JxS2BTb7aR7szBRchL2z8_SZF66aSmxpkAB1sU

 

https://lh4.googleusercontent.com/Nlz6d_3p8Xzhspa_d1yhfUXi7jRQ2mkgMISvGilEH35VfengTz1Io3ptXrrZnY4-3sy-fQvW2SCeKrcbozsvNjhAfFtK2PeshM7c0y2fBwohJs8xrmNA0l0u5LUgMwdLnCAVwbY

 

Plus que jamais, il est important pour les jeunes d’avoir du soutien des adultes significatifs de leur entourage. C’est pourquoi il importe de se mobiliser tous ensemble, afin de faire une différence significative dans la vie de nos jeunes. Les employeurs ont un rôle majeur à jouer dans le maintien de la conciliation études-travail-vie familiale de leurs étudiants-employés.

 

Ressources :

Conciliation travail-études (famille) :
https://www.teluq.ca/site/etudes/clom/conciliation-travail-etudes-famille.php?fbclid=IwAR037qeXSnovOKWHRjaVFLuqOWiomgu9AhABqPmuC4rN7YbCCN6i1fzpnww

Employeurs engagés pour la réussite éducative :
https://www.employeursengages.ca/

Conciliation études-travail :
https://jeconcilie.com/

Conciliation études-travail Estrie :
http://jechoisismonemployeur.com/

CRÉPAS :
https://crepas.qc.ca/employeur/outils/

 

Références :

 

[1] INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (ISQ) (2018). Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017. Résultats de la deuxième édition. La santé physique et les habitudes de vie des jeunes (tome 3). Québec : gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec, 305 pages.

[2] BONIN, S. ET GIRARD, S. (2017). Enquête ICOPE 2016. Rapport d’enquête. Direction de la recherche institutionnelle, Université du Québec, 46 pages.