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4 septembre 2020

Blogue 7 - Les aspirations professionnelles et scolaires



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Avec la collaboration de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

Les parents peuvent se trouver sans réponse lorsque leurs enfants demandent « comment trouver sa voie? ». Ce texte démontre comment il peut être stimulant pour les jeunes de trouver ce qui les intéresse dans la vie. En contexte de Covid-19, il est aussi intéressant d’aborder d’autres thèmes que ce que nous entendons à l’actualité depuis plusieurs mois. En d’autres mots, il faut les encourager à regarder maintenant vers l’avenir, vers leurs aspirations ou leurs projets professionnels.

Quel est l’enjeu autour des aspirations professionnelles et scolaires? Comment définir ce déterminant ? Quel est le contexte ?

Définition : « L’aspiration procure un sens à un projet d’avenir qui servira de motif pour l’action.» Il sera donc plus facile pour un jeune de persévérer dans son cheminement scolaire s’il a un but à atteindre et ce, même si l’objectif change ou évolue dans le temps. »[1]

Nouvelle réalité : La pandémie a modifié plusieurs plans d’avenir (annulation de projets de fin d’études, d’activités de transition, réorganisation des modes d’enseignement (à distance), annulation ou report de stages, etc.). Certaines seront reprises à l’automne, d’autres, n’auront pas lieu.

Alloprof propose une liste de conseils tout particuliers compte tenu de ce contexte :


Quel est le lien avec la persévérance scolaire ?

Pourquoi les aspirations sont-elles importantes en persévérance scolaire :

  • Il y a un lien direct entre avoir un plan d’avenir ou des aspirations et la persévérance scolaire : « Les élèves n’ayant pas de projet scolaire et professionnel précis sont plus à risque de changer de programme ou d’abandonner leurs études. » [2]
  • Un manque d’intérêt ou d’objectif de carrière nuit à la persévérance scolaire : « Rien d’étonnant lorsqu’on sait que près de 40% des diplômés du secondaire n’ayant pas poursuivi d’études postsecondaires ont justifié leur choix par un manque d’intérêt ou d’objectifs de carrière. C’est aussi le cas pour près de la moitié de ceux ayant interrompu leurs études collégiales ou universitaires. »[3]

Quels sont les facteurs qui contribuent à développer les aspirations scolaires ?

  • Une multitude de facteurs jouent sur le développement des aspirations scolaires : antécédents familiaux, milieu socioéconomique, lieu de résidence, résultats scolaires, endettement des familles, influence des pairs, etc.
  • Mais, le sentiment de compétence (scolaire) serait primordial : « Le sentiment de compétence est un besoin psychologique fondamental qui permet de relever des défis. Parce que l’individu choisit et entreprend des activités qu’il se juge capable de réussir et qu’il évite celles où il s’attend à échouer, ses choix de vie dépendent souvent de la perception qu’il a de sa compétence. »[4]

Pistes de solution

Plusieurs personnes peuvent encourager un jeune à trouver sa voie et à persévérer : coach, mentors, professeurs, voisins, amis. Par contre, les parents jouent un rôle important dans ce cadre. Voici quelques pistes de conseils pour aider votre enfant ou un jeune de votre entourage :

  • Être un modèle de persévérance pour ses enfants : l’importance à terminer les tâches planifiées, à trouver des solutions aux problèmes rencontrés, etc.
  • Accompagner son jeune dans les choix qui lui sont propres, être à l’écoute de ses idées et de ses rêves.
  • Aider votre jeune à mieux se connaître afin qu’il découvre ses intérêts et développe sa personnalité.
  • Encouragez votre jeune dans ses études.
  • Informez-le sur les ressources disponibles pour l’aider : orienteur, mentorat, jumelage, etc.
  • Informez-le sur les liens entre la profession visée et la formation requise (pour devenir infirmier, tu devras faire des stages ou étudier la biologie).
  • L’encourager à participer à des activités qui l’aideront dans ses projets d’avenir (développer des compétences ou des qualités) ou qui stimuleront ses intérêts (participer à des cours de théâtre ou des activités scientifiques, par exemple).
  • L’encourager à discuter de ses points forts et de ses points faibles avec une personne de confiance comme ses parents, grands-parents, un employeur, un ami, etc.

En conclusion, bien que le choix de carrière repose sur un ensemble de considérations telles que les champs d’intérêt, les aptitudes et les limites personnelles, il n’en demeure pas moins que c’est la famille qui influence le plus le choix de formation et de carrière des jeunes. Votre soutien et votre présence sont donc des éléments importants qui peuvent guider votre jeune tout au long de son cheminement et l’aider à faire des choix à son image! Collectivement, donnons-leur cet élan pour les voir atteindre leur but et réaliser leur rêve.


Ressources :

Moi, mon avenir : http://moimonavenir.com/

Simple de s’orienter? :
https://www.orientation.qc.ca/espaceparents/orientation-jeune/

Utiliser son temps libre pour (re)penser son objectif de carrière! :
https://academos.qc.ca/blogue-jeunes/bonus/utiliser-son-temps-libre-pour-repenser-son-objectif-de-carriere/

Guide d’accompagnement pour soutenir votre enfant dans sa démarche de choix de carrière MESA: https://prel.qc.ca/mesa/

Discuter d’avenir professionnel avec votre ado :
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/chroniques/cheminement-scolaire-quebec/discuter-avenir-professionnel-ado-k1455

Trucs et conseils. Comment s'orienter après le secondaire? : http://www.alloprof.qc.ca/BV/Pages/t1127.aspx

Alloprof parents : l’orientation professionnelle : https://www.alloprofparents.ca/articles-dexperts/lorientation-professionnelle/

Espace parents : Pour mieux accompagner votre jeune dans son orientation scolaire et professionnelle : https://www.orientation.qc.ca/espaceparents/

Fiche sur le déterminant « Aspirations scolaires et professionnelles » : https://www.reseaureussitemontreal.ca/agir/soutiller/les-determinants/aspirations-scolaires-et-professionnelles/

Découvre les métiers en toi : https://www.emploisdavenir.gouv.qc.ca/


Références :

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2 septembre 2020

Blogue 6 La conciliation études-travail

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Avec la COVID-19, le retour à l’école représente un défi important sur plusieurs fronts. L’un d’eux : le décrochage scolaire.

Alors que plusieurs jeunes veulent ou doivent travailler pendant leurs études, trouver l’équilibre entre travail, école et vie personnelle est difficile pour eux.

Nous avons besoin que tous nos jeunes obtiennent un diplôme pour nous assurer de compter sur une main d’œuvre qualifiée et sur tous les talents requis pour nous relever de cette crise.

Or, l’employeur de l’étudiant peut jouer un rôle important dans la réussite éducative des jeunes. Il existe des solutions; et elles fonctionnent!

État de la situation

Une proportion importante de jeunes travaille pendant leurs études

Au Québec, environ 1 jeune sur 2 du secondaire[1] et 2 étudiants sur 3 du Cégep et à l’université[2] travaillent pendant leurs études. Ils doivent ainsi apprendre à concilier les études, le travail et la vie personnelle.

Importance d’une bonne conciliation études-travail-vie personnelle

Sachant que se préoccuper des facteurs contribuant à une bonne conciliation études-travail-vie personnelle peut favoriser le maintien et le retour aux études des jeunes, il est important que les employeurs aident leurs étudiants-employés à trouver l’équilibre dans ce domaine s’ils veulent soutenir la persévérance scolaire et la réussite éducative.

Les effets de la pandémie sur la persévérance scolaire

Les moments d’arrêt ou les moments de pause sont des moments charnières pour les jeunes. C’est pendant ces périodes que pour plusieurs, l’idée de décrocher se cristallise. La longue interruption des cours, en raison de la pandémie, pourrait donc contribuer à une hausse du décrochage scolaire en septembre. De plus, la pandémie semble influer sur le degré de motivation des jeunes. Selon une récente étude réalisée par Académos[3] :

  • 80 % des jeunes interrogés se disent « beaucoup moins motivés » ou « moins motivés » pour l’école depuis le début de la pandémie et le confinement.
  • Cette baisse de motivation touche aussi bien les jeunes du secondaire, du cégep que de l’université.

Même s’il est impossible de prédire de manière précise tous les changements à venir, il est clair que l’environnement scolaire et le milieu de l’emploi se trouvent bouleversés par cette pandémie. Par conséquent, il y a lieu de croire que cette perspective puisse jouer sur les enjeux de la conciliation études-travail où une toute nouvelle réalité est à prendre en compte. Ainsi, même s’il faut garder à l’esprit que cette réalité n’est ni immuable, ni définitive compte tenu du caractère imprévisible de la pandémie, il est très facile d’imaginer que des enjeux reliés à la réussite éducative se développeront notamment en raison des facteurs suivants :

  • Le développement d’un besoin accru de main-d’œuvre dans certains secteurs d’emploi nécessitant peu d’expérience et de qualification, par exemple pour désinfecter les commerces ;
  • Une augmentation des contraintes associées au travail : un environnement de travail plus exigeant et stressant compte tenu des mesures sanitaires à appliquer, ainsi que des heures accrues ;
  • Un changement dans la disponibilité des parents à accompagner leurs enfants dans la conciliation études-travail, considérant les défis auxquels ils sont eux-mêmes confrontés (conciliation travail-famille, chômage, insécurité alimentaire, etc.).

Un tel contexte risque donc d’affecter encore davantage la persévérance scolaire et la réussite éducative dans la mesure où les bouleversements provoqués par la pandémie peuvent venir influencer les priorités des jeunes, mais aussi leur niveau de motivation et certains pourraient être tentés d’abandonner l’école.

Le rôle des employeurs dans la réussite éducative prend donc encore plus d’importance aujourd’hui. En effet, les employeurs sont un levier majeur pour faire en sorte que la situation actuelle ne devienne pas un important facteur favorisant le décrochage scolaire.

Comment les employeurs peuvent contribuer ?

Plusieurs gestes sont à la portée des employeurs pour faire équipe avec eux dans leur réussite éducative afin qu’ils retrouvent un équilibre dans leur vie ou instaurer un climat favorable aux études lors cette rentrée exceptionnelle.

Comportements à adopter :

  • Être attentif à ce que disent ses employés
  • Faciliter la réalisation du travail
  • Réussir à faire travailler les gens ensemble
  • Éviter les situations conflictuelles autant que possible

 

https://lh5.googleusercontent.com/Bar5sfCu1jbcWxiOGrWFq6ovu1pa1D-9is4akXkVWYULcUB8D9-XrYg8kcdxMMKTrgCYUJlOMomgeF2UUVhBg3tAnGWrlwV81JxS2BTb7aR7szBRchL2z8_SZF66aSmxpkAB1sU

 

https://lh4.googleusercontent.com/Nlz6d_3p8Xzhspa_d1yhfUXi7jRQ2mkgMISvGilEH35VfengTz1Io3ptXrrZnY4-3sy-fQvW2SCeKrcbozsvNjhAfFtK2PeshM7c0y2fBwohJs8xrmNA0l0u5LUgMwdLnCAVwbY

 

Plus que jamais, il est important pour les jeunes d’avoir du soutien des adultes significatifs de leur entourage. C’est pourquoi il importe de se mobiliser tous ensemble, afin de faire une différence significative dans la vie de nos jeunes. Les employeurs ont un rôle majeur à jouer dans le maintien de la conciliation études-travail-vie familiale de leurs étudiants-employés.

 

Ressources :

Conciliation travail-études (famille) :
https://www.teluq.ca/site/etudes/clom/conciliation-travail-etudes-famille.php?fbclid=IwAR037qeXSnovOKWHRjaVFLuqOWiomgu9AhABqPmuC4rN7YbCCN6i1fzpnww

Employeurs engagés pour la réussite éducative :
https://www.employeursengages.ca/

Conciliation études-travail :
https://jeconcilie.com/

Conciliation études-travail Estrie :
http://jechoisismonemployeur.com/

CRÉPAS :
https://crepas.qc.ca/employeur/outils/

 

Références :

 

[1] INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC (ISQ) (2018). Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2016-2017. Résultats de la deuxième édition. La santé physique et les habitudes de vie des jeunes (tome 3). Québec : gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec, 305 pages.

[2] BONIN, S. ET GIRARD, S. (2017). Enquête ICOPE 2016. Rapport d’enquête. Direction de la recherche institutionnelle, Université du Québec, 46 pages.

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31 août 2020

Blogue 5 - Stress, angoisse et anxiété de performance

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Avec la collaboration de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

Tout va si vite parfois qu’on oublie de prendre un peu de temps pour soi. Ce sentiment de stress et d’anxiété, bon nombre d’adultes peuvent le ressentir, mais aussi les jeunes, et il faut leur rappeler que ces sentiments ne doivent pas prendre le contrôle de leur vie. Surtout dans le contexte de la Covid-19 qui peut multiplier les sources de stress.

Aussi, les débuts d'années scolaires sont toujours source de stress pour de nombreux étudiants. Voici un texte qui aide à définir le stress et qui donne quelques idées pour réduire ce niveau d'anxiété et pour diminuer la pression reliée à la performance scolaire.

 

Quel est l’enjeu autour du stress, de l’angoisse et de l’anxiété de performance ? Comment définir ce déterminant ?

  Une définition générale : « Le stress, c’est la réaction du corps au danger et aux perturbations. »[1] Il peut être déclenché par l’inconnu, le changement, la perte de  contrôle.

  Spectre du stress : Le stress fait partie de nos vies, mais lorsqu’il commence à devenir envahissant, intense, fréquent, excessif par rapport à la nature des stresseurs, il peut devenir problématique et créé des inconforts, de la détresse, des perturbations sur les plans scolaire, social, familial, personnel. 

 

Différence entre le sentiment dépressif, le  stress et l’anxiété :

  Sentiment dépressif : sentiment de tristesse ou de vide et perte d’intérêt pour les activités quotidiennes.

  Stress : réaction physique et psychologique à une situation de danger réelle. Par exemple : être dans un bâtiment en feu ou être à risque de ne pas remettre un travail à temps. Dans ces deux cas, le stress est bénéfique, car il permet de réagir de façon efficace.

  Anxiété : réaction physique et psychologique à une impression de danger, c’est-à-dire un danger qui n’est pas réel ou qui est improbable »[2]

Contexte de pandémie et stress :

  La crise sanitaire a été une période importante de stress pour plusieurs personnes.

L’incertitude créée par une situation de crise peut amener à développer du stress : « Selon un Sondage Crop réalisé du 17 au 20 avril 2020 pour le compte de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, 56 % des parents affirment que l’état psychologique et émotionnel de leurs enfants s’est détérioré depuis le début de la pandémie. »[3]

Les changements dans les façons de faire habituelles peuvent aussi devenir des stresseurs : Le fait de ne pas avoir terminé son année comme à son habitude, de ne pas avoir participé à des activités de transition pour le passage à la maternelle, au secondaire, etc.

 

Quel est le lien avec la persévérance scolaire ?

  La résilience, la capacité à faire face aux défis de la vie : Le cheminement scolaire d’un jeune est parsemé d’événements qui peuvent avoir un impact sur l’une ou l’autre de ces sphères de sa vie : scolaire (échecs répétés…), personnel (rupture amoureuse, rejet des pairs…), familiale (précarité économique, divorce, deuil…).

« Selon la capacité de résilience du jeune, selon qu’il sait utiliser ou non des stratégies efficaces d’adaptation et de résolution de problèmes, ces difficultés peuvent l’amener à vivre des épisodes dépressifs plus ou moins intenses. »[4]

  État de santé mentale des jeunes Québécois :  « De plus, on estime qu’environ 16 % des élèves québécois de niveau secondaire, tous niveaux confondus, soit 10 % des garçons et jusqu’à 25 % des filles, présentent une intensité et un nombre de symptômes dépressifs assez importants pour qu’une intervention soit recommandée. »[5]

  Certaines études montrent un lien fort entre le décrochage solaire et la dépression :  « Une étude longitudinale réalisée par une équipe de recherche du CRIRES dans trois régions du Québec a identifié la dépression comme la deuxième variable la plus importante pour prédire le décrochage scolaire en première année du secondaire, tout juste après le faible rendement en mathématiques et en français. » [6]

D’autres travaux de chercheurs québécois (Véronique Dupéré et Éric Dion) soulignent le fait que 40 %  des décrocheurs avaient vécu un événement stressant dans les mois précédent leur départ de leur école.[7]

  L'environnement familial : un impact fort sur la prévalence de l’anxiété : « La recherche montre que les parents d’enfants anxieux ont tendance à être plus anxieux eux-mêmes que les parents d’enfants sans anxiété. De ce fait, les enfants de parents anxieux sont cinq fois plus à risque de développer de l’anxiété que les enfants de parents non anxieux. »[8]

 

Des pistes de solutions

  Spectre large des manifestations : Les manifestations d’anxiété sont variées : plusieurs enfants souffrent en silence, d’autres ont des comportements d’opposition et des crises de colère.

  Il est donc important d’être en mesure d’être vigilent sur les symptômes possibles ou aux changements de comportements chez les jeunes :

_ Plan cognitif : Pensée négatives, irrationnelles, hypervigilence face à la menace, difficulté de concentration, etc.

_ Plan physiologique : maux de ventre ou de tête, impression d’étouffement, respiration plus rapide, bouffées de chaleur, sommeil perturbé, perte d’appétit, etc.

_ Plan affectif : sentiment de panique, émotions à fleur de peau, etc.

_ Plan comportemental : évitement de situation anxiogène, opposition, crise de colère, agitation, exercer un contrôle de manière agressive, isolement, etc. [9]

 

Autres pistes d’action

  Écoutez et dialoguez avec votre enfant pour comprendre ses craintes et la source de celles-ci : « Ces réactions physiologiques sont inoffensives et sans danger. Le parent peut mentionner à l’enfant qu’il est normal de vivre de l’anxiété lors de certaines situations et de se sentir mal dans son corps. Ce n’est pas agréable, mais cela peut être une bonne occasion de passer à l’action afin d’aider l’enfant à se sentir mieux, ou de lui apprendre à tolérer cette émotion inoffensive. » [10]

  Accompagner votre enfant à faire face à ce qui lui fait peur (exposition aux situations anxiogènes par petites étapes).

  Faire des exercices de respiration, de détente.

  Favoriser l’activité physique : « L’activité physique est également un antistress remarquable. Pendant et après l’effort, le corps produit des endorphines, hormones naturelles du bonheur, qui apporte un sentiment de légèreté et de mieux-être global. »[11]

  Soyez attentifs à vos propres signaux de stress et d’anxiété.

  Facteur de protection : Certains facteurs permettent d’offrir une protection face à la dépression : la réussite scolaire, la motivation le sentiment de compétence personnelle et sociale, les relations positives avec les pairs et la famille.

En conclusion, bien qu’il n’y ait aucune « recette miracle », « truc magique » et « stratégie unique » pour intervenir face à l’anxiété chez les enfants et les adolescents, il est tout à fait possible d’aider son enfant à réduire son stress en l’accompagnant à développer son autonomie dans la gestion de son anxiété !

 

Ressources :

  Alloprof parents. Trucs et astuces pour réduire le stress
https://www.alloprof.qc.ca/fr/parents/articles/saines-habitudes-vie-activites-pedagogiques/trucs-et-astuces-reduire-stress-k1419

  Priorité Parents. Asccompagnement personnalisé et 100% gratuit

https://www.fqocf.org/prioriteparents

 

  L’anxiété chez l’enfant
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=anxiete-enfant

  L’anxiété chez les tout-petits
https://naitreetgrandir.com/fr/dossier/l-anxiete-chez-les-tout-petits/

  L’anxiété : mieux comprendre pour mieux agir
http://www.preca.ca/wp-content/uploads/2018/06/Infographie-Julie-Beaulieu.pdf?fbclid=IwAR3FM7SB6slWkYv95p3R7lkmDcxhscPZYXj3HpsAgHwpSfELJOKvkhmc8O8

  La santé mentale en période de pandémie  (webinaire)
https://www.reseaureussitemontreal.ca/webinaire-la-sante-mentale-des-adolescents-pandemie/?fbclid=IwAR0tvAAxCxb5AhBbZbuxcaNkpOfFX2Fq3cs-CtoCzuF5WorP3gvajMCjtxw

  Parler d’anxiété sans stress… pour les parents. Fiche pratique

http://www.reussiteeducativeestrie.ca/dynamiques/Gestion_documents/Fiche_parents_stress_anxiete.pdf

 

  Le stress chez l'enfant. Mythe ou réalité ? Sonia Lupien, Ph.D.

https://www.stresshumain.ca/stress-et-vous/parents/le-stress-chez-vos-jeunes/">https://www.stresshumain.ca/stress-et-vous/parents/le-stress-chez-vos-jeunes

 

  Gestion du stress : la CARP

https://www.centremultiservice.ca/wp-content/uploads/2020/03/carp-site-web-cms-soutien-eleve.pdf

 

  En un clin d’œil : le stress (Le curieux)

https://lecurieux.info/en-un-clin-doeil-le-stress/

 

 

Références :


[1] Le Curieux, En un clin d’œil : le stress, https://lecurieux.info/en-un-clin-doeil-le-stress/

[2] CREVALE, Sentiment dépressif, stress et anxiété, https://www.crevale.org/sentiment-depressif-stress-et-anxiete/

[3] Réseau réussite Montréal, Le sentiment dépressif, mis à jour le 21 mai 2020,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/les-effets-de-la-pandemie-sur-la-reussite-educative/sentiment-depressif-2020/

[4] Réunir Réussir, Fiche 7 Le sentiment dépressif, https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2015/08/Fiche7_Sentiment_depressif.pdf

[5] Réunir Réussir, Fiche 7 Le sentiment dépressif, https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2015/08/Fiche7_Sentiment_depressif.pdf

[6] Réunir Réussir, Fiche 7 Le sentiment dépressif, https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2015/08/Fiche7_Sentiment_depressif.pdf

[7] Réseau réussite Montréal, Le sentiment dépressif, mis à jour le 21 mai 2020,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/les-effets-de-la-pandemie-sur-la-reussite-educative/sentiment-depressif-2020/

[8] Martine Verreault, L’impact de l’anxiété parentale sur nos enfants, https://aidersonenfant.com/limpact-de-lanxiete-parentale-sur-nos-enfants/

[9] Pour une liste plus exhaustive vior : http://www.preca.ca/wp-content/uploads/2018/06/Infographie-Julie-Beaulieu.pdf?fbclid=IwAR3FM7SB6slWkYv95p3R7lkmDcxhscPZYXj3HpsAgHwpSfELJOKvkhmc8O8

[10] Martine Verreault, L’impact de l’anxiété parentale sur nos enfants, https://aidersonenfant.com/limpact-de-lanxiete-parentale-sur-nos-enfants/

[11] Parent Estrie, Votre enfant est-il anxieux?, http://www.parentestrie.com/votre-enfant-est-il-anxieux/

 

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28 août 2020

Lettre ouverte

Tous ensemble, donnons un élan à la rentrée.

Signée par Andrée Mayer-Périard, présidente, Réseau québécois pour la réussite éducative.

Ont cosigné cette lettre plus de 40 organisations.

La rentrée 2020 et l’année scolaire à venir seront particulières pour les milliers de jeunes Québécoises et Québécois, du niveau préscolaire jusqu’à l’université. Les derniers mois ont été marqués par de nombreux bouleversements : la pandémie a eu des répercussions sur la vie des jeunes et de leur famille. Ils arriveront à l’école avec ce bagage singulier dans une rentrée atypique, mais certainement heureuse pour eux. Nous avons le devoir de nous assurer qu’ils commencent ou reprennent leur parcours scolaire avec enthousiasme et engagement, mais aussi de garder l’oeil ouvert, avec bienveillance, pour leur bien-être tout au long de l’année.

Nous comprenons qu’il peut être difficile pour certains élèves et étudiants de trouver la motivation alors que plusieurs éléments du rituel scolaire, collégial ou universitaire ont été bouleversés. Certains vivront leur premier contact avec le monde scolaire dans un univers transformé et des plus vieux continueront leur cheminement vers le secondaire, la formation professionnelle, la formation des adultes, le cégep ou l’université sans avoir vécu les étapes de transition et les activités de préparation habituelles. Certains ont vu le contexte économique provoqué par la pandémie freiner leur motivation à poursuivre leurs études. D’autres ont participé activement au marché du travail dans les derniers mois et devront reprendre de bonnes habitudes de conciliation études-travail-vie. Une chose est certaine : tous devront faire face à des changements et à de l’incertitude.

De plus, les parents, les établissements d’enseignement, les organismes communautaires et les employeurs devront composer avec des jeunes plus anxieux, dont l’engagement et la motivation fluctueront au courant de l’année. Plus tard, à l’automne, nous aurons un premier portrait du nombre de jeunes qui auront décidé de suspendre leur projet d’étude. Cela nous démontrera la réelle ampleur des efforts qui devront être déployés afin de nous assurer d’amenuiser les effets de la pandémie sur la persévérance, la réussite et la diplomation de nos jeunes.

Les rentrées scolaires constituent des moments charnières pour les jeunes. Elles sont synonymes de retrouvailles, de promesses de découvertes et d’apprentissages. Dans les prochaines semaines, posons des gestes ensemble pour encourager leur autonomie, les aider à développer leur résilience et leur capacité à faire face à la nouveauté, et, surtout, donnons-leur confiance en eux-mêmes.

Aujourd’hui, nous souhaitons rappeler qu’il y a un avenir prometteur pour les jeunes malgré les difficultés des derniers mois. Plus que jamais, le Québec a besoin de tous ses talents et d’une main-d’oeuvre qualifiée pour sortir de cette crise. Nous serons là pour les soutenir, cette année, et pour les autres à venir.

Ils sont l’avenir.

La rentrée. Tous ensemble. Pour eux.
 

Ont cosigné cette lettre :

1. Catherine Légaré, Présidente-fondatrice, Academos;

2. Sandrine Faust, directrice générale, Alloprof;

3. Eve Lagacé, directrice générale, Association des bibliothèques publiques du Québec;

4. Katherine Korakakis, Présidente, Association des comités de parents anglophones ;

5. Dan Lamoureux, Président, Association des commissions scolaires anglophones du Québec;

6. Lucien Maltais, Président, Association des directions générales des centres de services scolaires;

7. Hélène Bourdages, Présidente, Association montréalaise des directions d'établissement scolaire;

8. Carl Ouellet, Président, Association québécoise du personnel de directions des écoles;

9. Claude Gagnon, Président, Opérations, BMO Groupe financier, Québec;

10. Pierre Cossette, président du conseil d’administration, Bureau de coopération interuniversitaire;

11. Ani Castonguay, Première vice-présidente, Affaires publiques, Caisse de dépôt et placement du Québec;

12. Doreen Assaad, Présidente, Carrefour action municipale et famille;

13. Sonia Éthier, Présidente, Centrale des syndicats du Québec;

14. Linda St-Pierre, Présidente-directrice générale, Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec;

15. Michel Leblanc, Président et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain;

16. Tommy Kulczyk, Directeur général, Club des petits déjeuners;

17. Marie-Claude Desjardins, Secrétaire générale, Collectif autonome des Carrefours jeunesse emploi du Québec;

18. Karl Blackburn, Président et chef de la direction, Conseil du patronat du Québec;

19. Bernard Tremblay, Président-directeur général, Fédération des cégeps

20. Jacky Tremblay, Président-directeur général, Fédération des centres de services scolaires du Québec

21. Charles Milliard, Président-directeur général, Fédération des chambres de commerce du Québec

22. Kévin Roy, Président, Fédération des comités de parents du Québec

23. Nicolas Prévost, Président, Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement

24. Marie-Ève Brunet-Kitchen, Directrice générale, Fédération québécoise des organismes communautaires Famille

25. Nancy Lee, Directrice, Fondation Desjardins;

26. Caroline Varin, Directrice générale, Fondation pour l'alphabétisation;

27. Gabriel Bran Lopez, Président fondateur et cofondateur. Fusion Jeunesse et Robotique FIRST Québec;

28. Julie Boucher, vice-présidente Communications, Affaires gouvernementales et Affaires autochtones, Hydro-Québec

29. Stéphane Vaillancourt, Président-directeur général, Les YMCA du Québec;

30. Maxime Blouin, Directeur des communications, Ligue de hockey junior majeure du Québec;

31. Manon Poirier, Directrice générale, Ordre des conseillers en ressources humaines agréés;

32. Josée Landry, Présidente, Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec;

33. Paul-André Gallant, Président, Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec;

34. Denis Leclerc, Président, Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec;

35. Laurence Proulx Therrien, Directrice aux opérations et programmes, Pour 3 Points;

36. Dr Stanley Vollant, Président, Puamun Meshkenu;

37. Marc. Etienne Deslauriers et Sylvain Martel, Porte-parole, Regroupement des comités de parents autonomes du Québec;

38. Mélanie Marsolais, Directrice générale, Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage;

39. Alexandre Soulières, Directeur général, Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec;

40. Sébastien Ross, Directeur exécutif, Opérations Québec, Rio Tinto;

41. Nicole Tardif, Directrice générale, Communications et image de marque, Télé-Québec;

42. Camille Mikan-Dupuis, Coordonnatrice des services, Tel-jeunes et LigneParents.
 

 

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27 août 2020

Blogue 4 Motivation

[PDF]

Avec la collaboration du CREVALE et de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

 

Peu importe notre rôle (parent, enseignant, employeur, etc.), nous faisons présentement face à des bouleversements dans plusieurs secteurs de nos vies. Qu’il s’agisse de la réorganisation de l’agenda familial, de l’adaptation au télétravail ou encore des nouvelles mesures sanitaires à adopter, tous ces ajustements peuvent avoir des impacts sur le plan psychologique et diminuer notre motivation. Les jeunes n’y font pas exception, surtout quand il est question pour eux d’anticiper leur avenir, qu’ils perçoivent comme passablement incertain. Ainsi, ces jeunes, petits et grands, ont actuellement besoin d’être accompagnés par des adultes qu’ils considèrent significatifs dans leur vie; il importe donc que tout un chacun demeure mobilisé autour d’eux.

Qu’est-ce que la motivation scolaire ?

« La motivation en contexte scolaire est un état dynamique […] qui incite [l’élève] à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but. » En résumé, un élève motivé participe aux activités proposées en fournissant les efforts nécessaires à leur réalisation. Et à l’inverse, un élève qui est démotivé adopte des comportements qui compromettent sa réussite scolaire et qui démontrent d’un certain désengagement académique ou comportemental.  

« La motivation, c’est ce qui nous pousse à agir. Pour être motivé, il faut sentir qu’on est capable d’accomplir le travail et en comprendre l’importance, la valeur. »[1]

Ce qui permet à cet élève de se motiver provient parfois :

De l’extérieur

  • Obtenir une bonne note, un diplôme, une récompense en argent;
  • Ressentir la fierté de ses parents;
  • Mériter une sortie ou jouer aux jeux vidéo;
  • Etc.

De l’intérieur

  • Exercer un certain contrôle sur son apprentissage;
  • Avoir la possibilité de faire des choix;
  • Se sentir capable d’effectuer une tâche avec succès (sentiment d’efficacité personnelle);
  • Donner de la valeur à la tâche, à l’école;
  • Etc.

Pistes de solutions

Les sources de motivation intrinsèques sont plus efficaces et résilientes que les sources extrinsèques : « Ainsi, un élève dont les principales sources de motivation sont extrinsèques se décourage plus vite face aux difficultés et aux échecs, a moins tendance à explorer de nouveaux sujets, réalise la tâche avec moins d’enthousiasme et de créativité et a plus de mal à investir dans des efforts à long termes qui ne seront récompensés que plus tard. »[2]

Fait non négligeable, bien qu’un jeune présente une motivation certaine, celle-ci peut varier au cours de son cheminement scolaire selon les expériences qu’il a vécues et sa perception de telles expériences.

Non seulement la motivation est-elle un déterminant de réussite puissant, mais elle devient à la fois de plus en plus importante et de plus en plus difficile à maintenir alors que l’élève progresse dans son parcours scolaire.

La transition du primaire vers le secondaire marque un moment charnière dans le développement de la motivation chez les jeunes[3] :

  • « De la fin du primaire à la fin de la première année du secondaire, nous avons constaté une baisse de motivation, de sentiment de contrôle et d’appartenance chez près de 25 % des élèves de notre échantillon. »[4]

Le confinement et le retour en classe dans de nouvelles conditions ou remis à septembre entraînent des défis de taille quant à la motivation des jeunes qui nous entourent. Il devient donc important d’agir ensemble pour les soutenir dans leur motivation et leur engagement à l’égard de leur réussite éducative.

Comment les aider ?

Peu importe notre rôle au sein de la vie de ces jeunes en formation, nous avons tous le pouvoir de les appuyer, et ce, de multiples façons!

Parler motivation

S’il faut identifier une seule clé, la communication avec les jeunes est à privilégier. En discutant avec eux, il nous est possible d’agir sur divers aspects de leur motivation. En leur demandant :

  • Ce qu’ils ressentent face à la situation actuelle et en faisant de la place à leurs émotions, nous sommes mieux à même de savoir comment les rassurer et les appuyer dans leur recherche de solutions. Ils seront ensuite plus confiants et incités à passer à l’action, et ainsi mieux disposés à l’apprentissage;
  • Quels objectifs et résultats ils souhaitent atteindre d’ici la fin de l’année scolaire, nous leur permettons de revisiter leur motivation à poursuivre leur apprentissage. Cela peut se traduire par une lecture quotidienne sur un sujet qui les intéresse, l’approfondissement des notions de mathématiques, ou encore l’acquisition ou le perfectionnement d’une langue seconde. Pour maintenir la motivation, il est conseillé de morceler ces objectifs en plusieurs étapes (objectif hebdomadaire) afin que des résultats concrets soient perçus rapidement (source de motivation);
  • D’établir avec nous une routine quotidienne ou hebdomadaire comportant des plages horaires pour les travaux scolaires, les périodes de jeu, l’heure des repas, etc., nous les aidons à maintenir une discipline quant à leur apprentissage, qu’ils pourront ainsi mieux contrôler (source de motivation);
  • D’accomplir certaines tâches moins motivantes en échange d’une activité qui leur ferait plaisir (p. ex. période déterminée sur la console de jeux, appel à un ami), nous les stimulons à accomplir ces tâches et nous accordons de la valeur à ce qui est important pour eux (relations sociales, loisirs);
  • De nous raconter, à la fin de leur journée (à l’heure du souper, par exemple), comment ça s’est passé pour eux et ce qu’ils ont appris de nouveau, nous leur procurons une occasion de valoriser leurs apprentissages, de reconnaître leurs efforts et de consolider leur sentiment de réussite (source de motivation);
  • Ce qui les motive à l’école, les matières qu’ils aiment et le métier qu’ils aimeraient exercer plus tard, nous leur permettons de rêver à leur avenir et donc de rester motivés à l’égard de leur cheminement scolaire.

Les élèves ayant un projet scolaire et professionnel bien défini trouvent la motivation nécessaire pour persévérer dans leurs études.

En conclusion, la période particulière que nous vivons actuellement nous demande à tous de revisiter nos motivations et nos exigences. Cependant, il faut se rappeler que nous ne sommes pas seuls pour faire face aux enjeux de motivation des jeunes; l’équipe-école et les intervenants jeunesse sont toujours là pour eux, et pour nous. N’hésitons pas à les consulter et à leur demander de l’aide. Enfin, tout comme pour « l’école d’avant la COVID‑19 », continuons de parler positivement de l’école; ainsi, nos jeunes comprendront l’importance de la poursuite de leur apprentissage pour leur réussite éducative.

 

Ressources : 

CREVALE, Se motiver en ces temps incertains, 2020, https://www.crevale.org/se-motiver-en-ces-temps-incertains/

NOUVEAU ! Visitez le nouveau site Internet d’Alloprof
La motivation scolaire, un enjeu majeur de la réussite
https://www.alloprof.qc.ca/fr/eleves/bv/trucs/la-motivation-scolaire-un-enjeu-majeur-de-la-reu-t1122

Que pouvons-nous retenir sur la motivation scolaire : https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/les-effets-de-la-pandemie-sur-la-reussite-educative/motivation-engagement-2020/

Motiver son enfant à persévérer
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=aider-enfant-perseverer

6 trucs pour stimuler la motivation scolaire de votre enfant
https://www.alloprofparents.ca/articles/le-cheminement-scolaire/motivation-scolaire-confiance-reussite/

Stimuler le goût d’apprendre
https://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/ecole/fiche.aspx?doc=stimuler-gout-apprendre-ecole

Le Curieux, 7 trucs pour te motiver ! : https://www.crevale.org/wp-content/uploads/2020/05/lc-fichenum-motivation-final-pdf.pdf 

Sondage Academos sur la motivation en période Covid : https://academos.qc.ca/blogue-corporatif/80-jeunes-quebecois-demotives-ecole-pandemie-covid-19/?fbclid=IwAR2foCnQVusYvTaRqOWpHMzx-KqsNgUJcB1dobI1JKJyZDsT8niNTRcYWRA

  • Le sondage d’Academos montre que : « Sur une échelle de 0 à 10, 0 étant « aucunement motivé » et 10 étant « extrêmement motivé », la motivation des jeunes est passée de 7/10 avant le confinement à 4,1/10 depuis, en moyenne. »

Les jeunes et leurs apprentissages : comment soutenir la motivation : https://create.piktochart.com/output/31009435-les-jeunes-et-leurs-apprentissages?fbclid=IwAR1ShP-DSI7m5nbUsU1J0Zj2-zrfLnAwtit_yl_dFCO55BrSCnipc0r1xog

 

Référence :

 

[2] CREVALE, La motivation, document de travail interne.

[3] Gurtner, J.L., Gulfi, A., Monnard, I., and Schumacher, J., 2006, Est-il possible de prédire l’évolution de la motivation pour le travail scolaire de l’enfance à l’adolescence ?, Revue française de pédagogie, 155, 21-33.

[4] Dyke, N., 2008,  Comment accroître la motivation scolaire chez les jeunes adolescents? Entrevue avec Roch Chouinard, Bulletin : Objectif persévérance et réussite, Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport. 1(2). 4-5,  http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/
PSG/recherche_evaluation/OPR_VOL1_NUM2_PRI08.pdf

 

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25 août 2020

Blogue 3 Coûts du décrochage et avantages de la diplomation

[PDF]

Avec la collaboration au contenu de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

On entend souvent parler du décrochage ou de la rentrée scolaire, mais on entend peu parler des coûts associés au décrochage et inversement des avantages associés à la diplomation, outre avoir un bon emploi. Voici un contenu qui explique en quoi ces coûts et ces avantages peuvent avoir des répercussions et ultimement, pourquoi il est important de « rentrer » à l’école en septembre et de nous assurer que tout le monde reprenne le chemin de leur apprentissage et se réinvestisse dans leur projet d’étude.

Quel est l’enjeu autour du coût du décrochage ? De quoi parle-t-on exactement ?

Quelques définitions :

  • Décrochage vs abandon scolaire : « Au Québec, un décrocheur est un jeune qui cesse d’aller à l’école sans être titulaire d’un diplôme d’études secondaires. Lorsque cette absence de l’école s’étend sur une période de 5 ans, on parle alors d’abandon scolaire. »[1]
  • Un long processus complexe dont les causes peuvent être multiples et variés : « Le décrochage scolaire est un phénomène complexe qui ne survient pas du jour au lendemain. Il est le résultat de facteurs personnels, familiaux, sociaux ou scolaires qui influent sur le parcours du jeune. »[2]

Décrochage : quelques données-clés à retenir pour comprendre l’ensemble de la situation :

  • Dans certaines régions éloignées, une personne sur cinq est sans diplôme d’études secondaires.
  • Les décrocheurs sont généralement en 4e ou 5e secondaire, mais il faut aussi inclure les décrocheurs de 3e secondaire (environ 3 décrocheurs sur 10).[3]
  • Les jeunes débutent tôt à songer au décrochage, aussi tôt que l’âge de 11 ans. [4]
  • Les garçons décrochent plus que les filles, mais le décrochage des filles a de lourdes conséquences, car ce sont elles qui assurent généralement l’éducation des enfants.[5]
  • Les EHDAA sont plus vulnérables au décrochage : 46,8 % décrochent (c’est 3X plus que l’ensemble de la population étudiante).[6]
  • Les élèves issus de milieux défavorisés sont plus nombreux à décrocher.

Quel est le lien avec la persévérance scolaire ?

Impacts du décrochage sur le jeune : Plusieurs études montrent que les décrocheurs sont plus vulnérables à différentes situations/enjeux et risques d’être confrontés de façon plus importante à une variété de problèmes.

  • « De nombreuses études démontrent que les individus qui quittent l’école avant d’avoir obtenu un diplôme ont plus de risques d’être confrontés à une variété de problèmes au cours de leur vie :
  • Personnels (santé physique et mentale, problèmes de consommation, délinquance, etc.);
  • Sociaux (implication citoyenne, système carcéral, legs intergénérationnel, etc.);
  • Économiques (revenu annuel moyen, revenus, insertion professionnelle, compétences en littératie, pénurie de main-d’œuvre qualifiée, chômage, aide sociale, etc.). »[7]
  • Enjeux d’ordre personnel :   
    • Augmentation des risques de développer de l’isolement social et des problèmes de comportements.
    • Augmentation des risques de dépression à l’âge adulte  (15 % chez les non-diplômés vs 9 % chez les diplômés)[8]
    • Espérance de vie moins élevée (82 ans chez les diplômés versus 75 ans chez les non-diplômés)[9]
  • Enjeux d’ordre social :
    • Augmentation des risques de legs intergénérationnels : ceux qui décrochent risque de voir leurs enfants décrocher à leur tour.
    • Diminution de la participation citoyenne : les non-diplômés votent moins (52 % des non-diplômés votent, vs 67 % chez les diplômés vs 84 % chez les universitaires)[10], font moins de bénévolat, donnent moins de sang.[11]
    • La population carcérale est majoritairement composée de gens ayant décrochée.[12]
  • Enjeux d’ordre économique
    • Revenu d’emploi annuel moins élevé de (23,6 % moins élevé pour les dérocheurs vs les diplômés pour le Québec). [13]
    • Gains moins élevés sur l’ensemble d’une vie : « Au cours de sa carrière, une personne qui a complété ses études secondaires gagnera environ 500 000 $ de plus que si elle ne les avait pas terminées. »[14]
    • Taux de chômage plus important  (7,1 % vs 13% chez les diplômés).
    • Participation difficile au marché du travail (30 % ne participent pas au marché du travail et plus du 2/3 des prestataires d’assistance sociale sont des décrocheurs). [15]
    • Genre : les décrocheuses sont moins nombreuses à occuper un emploi (écart de 21,8 % entre les décrocheurs et les décrocheuses) et elles ont un salaire inférieur à ceux des décrocheurs (écart de 21,3 %).[16]

Impacts du décrochage sur la société : Le décrochage engendre des coûts élevés pour la société :

  • Gains dont la société se prive par décrocheur : 120 000 $
  • Coût sociaux engendrés pour chaque décrocheur : 500 000 $
  • Coût d’une cohorte de décrocheurs (taxes, import et cout sociaux) : 1,9 milliards $[17]

Pistes de solution

Il est important de rappeler que l’engagement des parents fait une différence dans le parcours scolaire de leur enfant et qu’il est primordial que les parents en parlent avec leurs enfants. Parler du décrochage avec les jeunes qui vivent des situations difficiles ou qui pensent décrocher (ou ne pas retourner à l’école) est la principale piste de solution envisagée. Voici une liste d’arguments utiles pour cette discussion et quelques conseils pour les parents.

 

Conseils :

  • Trouver le « bon » moment pour entamer la discussion (temps calme durant lequel le jeune est disponible, sans dérangements par la fratrie).
  • Poser des questions ouvertes qui permettent au jeune de s’exprimer. Par exemple, que penses-tu de l’école ? au lieu d’aimes-tu l’école ?
  • Être à l’écoute, parler au « je »  et nommer ses émotions (« Je m’inquiète pour toi »).
  • Souligner les efforts et les réussites. Parler de façon positive.
  • Parler de votre expérience personnelle pour l’encourager à faire face à l’adversité.
  • Continuer d’assurer une présence autour des travaux scolaires afin de démontrer l’importance de l’éducation.
  • Aider votre jeune à se donner des objectifs liés à un projet de métier ou d’avenir.

 

Arguments[18] :

 

  • Discuter des avantages d’avoir un diplôme en soulignant les éléments qui pourraient l’intéresser (revenu, santé, carrière, etc.)
  • La diplomation est essentielle pour faire face au marché du travail. « Un diplôme ou une qualification ne se perd jamais. Il atteste qu’un élève a atteint des compétences et a fait preuve de persévérance. »
  • Une diplomation permet d’obtenir de meilleurs emplois, mais aussi d’obtenir un meilleur salaire.
  • Un diplôme donne de la crédibilité auprès des employeurs.

 

Ressources

Nouveau ! Visitez le nouveau site Internet d’Alloprof
Parler du décrochage scolaire : https://www.alloprofparents.ca/articles/le-cheminement-scolaire/decrochage-scolaire-miser-positif/

Trouver un organisme de lutte au décrochage :

https://www.rocld.org/ocld-2/trouver-un-ocld/

Aider son enfant à persévérer :

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/ecole/fiche.aspx?doc=perseverance-scolaire<

Quand consulter un psychoéducateur ?

https://www.ordrepsed.qc.ca//fr/grand-public/quand-consulter-un-psychoeducateur/

Les conséquences économiques du décrochage scolaire : http://www.preca.ca/wp-content/uploads/2016/02/Les-cons%C3%A9quences-%C3%A9conomiques_VI.pdf

Le décrochage scolaire : des conséquences lourdes pour eux… et pour vous ! Infographie : https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2019/08/RRM_Cout-decrochage-scolaire-2019.pdf

Webinaire, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, Pierre Fortin : http://www.preca.ca/conference/

Une place pour toi : http://uneplacepourtoi.ctreq.qc.ca/

Tiens bon ! : http://www.reussiteeducativeestrie.ca/tiens_bon/

Facteurs de risque et de protection du décrochage scolaire : http://www.reussiteeducativeestrie.ca/dynamiques/Outils/Facteurs_de_risque_et_de_protection_web-PREE.pdf

Décrochage scolaire au Québec: coûts et conséquences : Infographie : http://jembarque.ca/mds/filer_public/2011/12/06/fiche_04_couts.pdf

 

Références :

 

[1] Bruno Hubert, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, CTREQ, 2016, http://rire.ctreq.qc.ca/2016/05/decrochage-scolaire/

[2] CCM, RRM, Le décrochage scolaire : des conséquences lourdes pour eux… et pour vous ! Infographie,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2019/08/RRM_Cout-decrochage-scolaire-2019.pdf

[3] PRÉCA, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, 2016, http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2016/05/Feuillet-de-sensibilisation_WEB.pdf

[4] Sondage réalisé par Léger auprès des Québécois de 18-34 ans ayant décroché, pensé à décrocher ou raccroché
https://www.journeesperseverancescolaire.com/assets/rapport-leger-decrochage-scolaire.pdf

[5] FAE, 2015 cité par PRÉCA, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, 2016, http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2016/05/Feuillet-de-sensibilisation_WEB.pdf

[6] PRÉCA, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, 2016, http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2016/05/Feuillet-de-sensibilisation_WEB.pdf

[7] PRÉCA, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, 2016, http://www.ctreq.qc.ca/wp-content/uploads/2016/05/Feuillet-de-sensibilisation_WEB.pdf

[8] Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec, Des acteurs engagés pour la réussite la persévérance scolaire et la réussite éducative dans toute les régions du Québec, 2018, https://reussiteeducative.quebec/wp-content/uploads/2019/08/Brochure-Des-acteurs-engag%C3%A9s-pour-la-pers%C3%A9v%C3%A9rance_pdf.pdf

[9] Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec, Des acteurs engagés pour la réussite la persévérance scolaire et la réussite éducative dans toute les régions du Québec, 2018, https://reussiteeducative.quebec/wp-content/uploads/2019/08/Brochure-Des-acteurs-engag%C3%A9s-pour-la-pers%C3%A9v%C3%A9rance_pdf.pdf

[10] JPS, Décrochage scolaire au Québec: coûts et conséquences, http://jembarque.ca/mds/filer_public/2011/12/06/fiche_04_couts.pdf 

[11] Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec, Des acteurs engagés pour la réussite la persévérance scolaire et la réussite éducative dans toute les régions du Québec, 2018, https://reussiteeducative.quebec/wp-content/uploads/2019/08/Brochure-Des-acteurs-engag%C3%A9s-pour-la-pers%C3%A9v%C3%A9rance_pdf.pdf

[12] PRÉCA, Les conséquences économiques du décrochage scolaire, infographie, http://www.preca.ca/wp-content/uploads/2016/02/Les-cons%C3%A9quences-%C3%A9conomiques_VI.pdf

[13] CCM, RRM, Le décrochage scolaire : des conséquences lourdes pour eux… et pour vous ! Infographie,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2019/08/RRM_Cout-decrochage-scolaire-2019.pdf

[14] Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Réseau réussite Montréal, en partenariat avec le Regroupement des CÉGEPS de Montréal, 2019, « Persévérance scolaire et conciliation études-travail : une piste de solution à la rareté de la main-d’œuvre. Fait saillants de l’étude ». Disponible en ligne : < https://www.ccmm.ca/fr/publications/etude/perseverance-scolaire-et-conciliation-etudes-travail---une-piste-de-solution-a-la-penurie-de-main-d-oeuvre/

[15] CCM, RRM, Le décrochage scolaire : des conséquences lourdes pour eux… et pour vous ! Infographie,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2019/08/RRM_Cout-decrochage-scolaire-2019.pdf

[16] CCM, RRM, Le décrochage scolaire : des conséquences lourdes pour eux… et pour vous ! Infographie,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/wp-content/uploads/2019/08/RRM_Cout-decrochage-scolaire-2019.pdf

[18] PRÉE, Le convaincre de rester à l’école !, http://www.parentestrie.com/le-convaincre-ester-a-lecole/

 

 

 

 

 

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21 août 2020

Merci à nos partenaires !

Nous tenons à remercier chaleureusement Éducation Qc, Rio Tinto et la Caisse de dépôt et placement du Québec pour leur précieuse participation à la campagne #Tousensemblepoureux.

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20 août 2020

Blogue 2 Nouvelle réalité scolaire : se préparer pour la rentrée en temps de pandémie

[PDF]

Avec la collaboration au contenu de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

Au printemps, lorsque la pandémie est survenue, certains enfants sont retournés sur les bancs d’école, d’autres ont vécu une interruption scolaire prolongée. Certains sont excités à l’idée de retrouver leurs amis, d’autres ont vécus des situations qui rendent le retour à l’école plus difficile. Certains ont pu accumuler des reculs importants alors que pour d’autres, il s’agit d’une perte de motivation au retour à l’école.

Une chose est sûre, dans peu de temps, ce sera le début ou le retour des enfants à l’école.  Plusieurs parents et adultes significatifs se demandent probablement comment se vivra cette rentrée spéciale dans la vie des enfants… et dans la leur! Plusieurs ont sûrement reçu certaines réponses à leurs questions. Mais concrètement, ils se demandent comment se passeront les premières journées en classe, dans ce contexte de pandémie.

Bien que les activités de transition en présentiel (entrée à la maternelle, entrée au secondaire, etc.) n’aient pu avoir lieu officiellement pour aider les jeune à se familiariser avec leur nouvel environnement, il existe quand même quelques trucs qui pourront rendre le tout plus facile pour le parent comme pour le jeune. L’accompagnement et l’implication que les parents leur consacreront lors de leur prochaine rentrée scolaire peuvent se faire de différentes façons :

  • Faire face à la nouveauté : En se préparant (en visitant la cours d’école, en pratiquant le trajet vers l’école, en discutant avec des élèves ou des parents d’élève de la nouvelle école, etc.), en communiquant adéquatement pour permettre à votre enfant d’exprimer ses opinions, ses besoins et ses inquiétudes, en organisant son matériel (classer par matière, par code de couleur, rassembler le matériel nécessaire ensemble, etc.)
    • Comme toute transition, le passage du primaire vers le secondaire peut entraîner du stress et de l’anxiété chez votre enfant. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez aider votre enfant à mieux composer avec le stress et l’anxiété par ces simples gestes énumérés plus haut!
  • Nouvelle rentrée : Faire face aux consignes sanitaires : pratiquer le port du couvre-visage et le lavage des mains, illustrer et pratiquer les mesures sanitaires (comme se tenir à deux mètres, ne pas embrasser/toucher/faire des accolades aux autres enfants), etc. Vous pouvez vous référer au plan de la rentrée scolaire du gouvernement du Québec pour les mesures à respecter selon l’âge des enfants.
     
  • Encourager l’autonomie : Différentes habilités peuvent être pratiquées à la maison : Gérer sa boîte à lunch, organiser ses choses (son matériel scolaire, etc.), respecter un horaire, pratiquer l’ouverture du cadenas, etc.
     
  • Développer les compétences sociales : La famille et l’entourage est un bon endroit pour pratiquer les règles du mieux vivre ensemble et le développement des compétences sociales nécessaires au cheminement scolaire (apprendre à faire des demandes claires et polies, capacité à collaborer, tolérer les délais, etc.) :
    • Créer des moments de causerie avec votre enfant peut aussi lui apprendre à tolérer des délais. C’est l’occasion de l’aider à respecter le tour de parole des autres et à attendre son tour avant de parler. Faire des jeux de société en famille est un autre bon moyen de pratiquer le tour de rôle.
    • Impliquez votre enfant dans certaines tâches pour lui apprendre à collaborer. Comme lui demander de l’aide pour plier du linge, mettre la table ou arroser le jardin.

En mettant en pratique ces quelques trucs, votre enfant se sentira soutenu et encouragé et vous favoriserez une transition harmonieuse pour votre famille tout en rappelant l’importance de la valorisation de l’éducation, particulièrement dans le contexte de la Covid-19. Maintenant, la cloche peut sonner!

Ressources :

LigneParents https://www.ligneparents.com/LigneParents

Priorités Parents : https://fqocf.org/parents/priorite-parents/
 

Pour en savoir plus ou pour connaître d’autres pistes de solution :

Plan de la rentrée scolaire du Gouvernement du Québec :
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/education/publications-adm/dossier/plan-rentree-2020.pdf?1597078763

Préparer son enfant à la rentrée à la maternelle en temps de pandémie : https://naitreetgrandir.com/fr/nouvelles/2020/05/22/preparer-enfant-maternelle-temps-pandemie/

C’est la rentrée… en garderie !
https://naitreetgrandir.com/blogue/2019/08/07/cest-la-rentree-en-garderie/?fbclid=IwAR30eglJHLBCIuYKXpfNwTRAt543O9bF0QeyW7gzil3-vofVioEvoNv7Aa0

La fiche thématique : Accompagner son enfant à vivre une transition au secondaire heureuse : http://www.reussiteeducativeestrie.ca/dynamiques/Gestion_documents/GUIDE_POUR_LES_PARENTS_PRIMAIRE.pdf

Page Facebook Transition secondaire-cégep du Cégep de Sherbrooke: https://www.facebook.com/Transitionsecondairecegep

10 trucs pour soutenir la persévérance scolaire : https://www.crevale.org/10-trucs-pour-soutenir-la-perseverance-scolaire/

S’impliquer positivement dans le parcours scolaire de son enfant : https://aidersonenfant.com/simpliquer-positivement-parcours-scolaire-de-enfant

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18 août 2020

Blogue 1 Pourquoi une de la campagne de la rentrée ?



[PDF]

Avec la collaboration au contenu de Marie-Josée Béchard, consultante en évaluation et recherche à Réseau réussite Montréal.

LES JEUNES, AU COEUR DE CETTE RENTRÉE. AVEC ÉLAN.

Le Québec fait face à une crise sans précédent, et les conséquences sont nombreuses pour les jeunes. Un élément est certain, nous sommes devant une rentrée atypique. Ce printemps, ces jeunes ont vécu un moment particulier.

Certains sont retournés sur les bancs d’école, d’autres ont vécu une interruption scolaire prolongée. Mais tous auront vécu un bouleversement. Certains enfants ont pu engendrer des reculs importants alors que pour d’autres, il s’agit d’une perte de motivation au retour à l’école, qui peut aller jusqu’à un décrochage complet.

Dans les prochains jours, des milliers d’enfants, d’adolescents, de jeunes adultes débuteront une nouvelle année scolaire, dont les repères seront différents :

  • Nouvelle routine et contexte d’apprentissage;
  • Retour en classe pour un grand nombre d’entre eux;
  • Adaptation aux cours à distance pour d’autres;
  • Les retrouvailles se feront, mais avec contraintes;
  • Les jeunes qui arrivent en maternelle, en première secondaire, au cégep et à l’université vont vivre une première expérience qui n’est pas celle attendue;
  • De nombreux jeunes auront beaucoup travaillé dans les derniers mois et devront reprendre de bonnes habitudes de conciliation.

Plus que jamais, ils nécessiteront le soutien et l’encouragement de toute la société afin de percevoir cette reprise scolaire de façon positive pour leur avenir. Par cette campagne, nous voulons contribuer à soulever un vent d’encouragement et de motivation vers les jeunes en mobilisant l’ensemble du Québec et plus particulièrement, les adultes significatifs qui les entourent. Nous voulons porter un message propulsé sur un ton positif et bienveillant dans toutes les familles du Québec.

Nos jeunes ont été courageux et forts d’affronter la réalité du confinement avec autant de résilience. Un courage qui donne un nouvel élan à la rentrée, un nouveau souffle motivant qui nous entraîne avec eux.

Partout au Québec, avec bienveillance, ensemble, on repart en grand.

Pour leur enthousiasme,

Pour leurs rêves,

Pour leurs passions,

Pour leurs retrouvailles,

Pour leur éveil,

Pour leur prochain stage,

Pour leur soif d’apprendre,

Pour leur réussite.

La rentrée. Tous ensemble. Pour eux.
 

Quel est l’enjeu autour de la rentrée scolaire ? Quel est le contexte ?

Nouvelle réalité liée au confinement : Compte tenu du confinement, différentes activités de transition (entrée à la maternelle, entrée au secondaire, etc.) n’ont pu avoir lieu afin de permettre aux jeunes de se familiariser avec leur nouvel environnement (nouveaux locaux, nouveaux horaires, nouveaux professeurs, nouvelles routines, etc.) et aux parents d’appréhender ces nouveaux milieux et développer des liens de confiance avec les personnes ressources de ces milieux (professeurs, direction, etc.).

  • « Ainsi, le confinement a perturbé la planification d’une transition de qualité, ce qui peut nuire au développement de liens de confiance de l’enfant et de sa famille envers l’école, ainsi qu’à la confiance de l’enfant envers ses capacités et à l’engagement du parent. »[1]

Importance des transitions : Les transitions marquent des moments charnières de transfert d’un milieu de vie vers une autre ou d’une étape vers une autre. Ainsi, ces étapes peuvent être synonymes de stress et de changements.

  • La transition vers la maternelle : « La recherche démontre que si cette première transition est vécue de façon      harmonieuse, elle servira d’assise pour les transitions futures. Elle aura un effet réel sur la motivation et l’engagement de l’enfant à l’école. »[2]
  • La transition vers le secondaire : « Même si plusieurs élèves ne sont pas affectés négativement par la transition du primaire au secondaire, une grande quantité d’études indiquent que le vécu scolaire de la majorité des élèves (70 % environ) s’altère significativement à la suite de cette transition (Chouinard et al., 2014, Eccles, 2007). »[3]

Accumulation de retards scolaires : Les recherches ont tendance à montrer qu’un retard s’accumule durant les la période estivale.[4]  Présentement, ce retard pourrait se creuser à cause de l’arrêt prolongé et forcé occasionné par la crise sanitaire (retard crise + retard estival).

  • « La crise sanitaire actuelle de la COVID-19 pourrait toutefois contribuer à accroître ces écarts. À la rentrée 2020, les élèves du Québec cumuleront des reculs associés non seulement à l’arrêt prolongé habituel des mois de juillet et d’août, mais aussi à celui imposé par la pandémie. »[5]

Nous pouvons tous agir et avoir un impact sur la réussite éducative des jeunes. Offrons-leur notre bienveillance, notre compréhension et notre soutien pour bien vivre cette rentrée et l’année qui s’amorce. Collectivement, donnons-leur cet élan pour les voir reprendre le chemin de leur apprentissage avec enthousiasme et se réengager dans leur projet d’étude.

Ressources :

LigneParents https://www.ligneparents.com/LigneParents

Priorités Parents : https://fqocf.org/parents/priorite-parents/
 

Pour en savoir plus :

Préparer son enfant à la rentrée à la maternelle en temps de pandémie : https://naitreetgrandir.com/fr/nouvelles/2020/05/22/preparer-enfant-maternelle-temps-pandemie/

La fiche thématique : Accompagner son enfant à vivre une transition au secondaire heureuse : http://www.reussiteeducativeestrie.ca/dynamiques/Gestion_documents/GUIDE_POUR_LES_PARENTS_PRIMAIRE.pdf

Page Facebook Transition secondaire-cégep du Cégep de Sherbrooke: https://www.facebook.com/Transitionsecondairecegep

10 trucs pour soutenir la persévérance scolaire : https://www.crevale.org/10-trucs-pour-soutenir-la-perseverance-scolaire/

S’impliquer positivement dans le parcours scolaire de son enfant : https://aidersonenfant.com/simpliquer-positivement-parcours-scolaire-de-enfant/

 

Références :

 

[1] Chantier montréalais Transition vers l’école d’Horizon 0-5 et de Julie Ruel, Première transition scolaire dans un contexte de crise : un soutien nécessaire auprès des familles, Réseau Réussite Montréal, 28 mai 2020, https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/premiere-transition-scolaire-dans-un-contexte-de-crise/

[2] Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport; ministère de la Famille et des Ainés; ministère de la Santé et des Services sociaux, Guide pour soutenir une première transition scolaire de qualité, 2010 cité dans Chantier montréalais Transition vers l’école d’Horizon 0-5 et de Julie Ruel, Première transition scolaire dans un contexte de crise : un soutien nécessaire auprès des familles, Réseau Réussite Montréal, 28 mai 2020, https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/premiere-transition-scolaire-dans-un-contexte-de-crise/

[3] Roch Chouinard, La transition à l’école secondaire en période de pandémie : enjeux et pistes d’intervention, 2 juillet 2020,  https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/la-transition-a-lecole-secondaire-en-periode-de-pandemie-enjeux-et-pistes-dintervention/

[4] Alexander et al., 2007; Davies et Aurini, 2013; Davies et al., 2015; Lindahl, 2001 cité dans Véronique Dupéré, Isabelle Archambault et Kristel Tardif-Grenier, La perte des acquis pendant les interruptions scolaires, 7 mai 2020, https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/covid-19-et-reussite-educative/la-perte-des-acquis-pendant-les-interruptions-scolaires/

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17 août 2020

La rentrée. Tous ensemble. Pour eux.


Montréal, 17 août 2020 – Les Journées de la persévérance lancent aujourd’hui une édition spéciale pour donner un élan aux jeunes qui reprennent le chemin de l’école. Après une fin d’année fortement perturbée par la COVID-19 et à quelques jours de la reprise, cette campagne de trois semaines portée par le Réseau québécois pour la réussite éducative vise à encourager et à aider les adultes à soutenir les jeunes. L’objectif : les voir reprendre le chemin de leur apprentissage avec enthousiasme et se réengager dans leur projet d’étude.
 

La motivation des jeunes, au cœur de cette rentrée

Le Québec fait face à une crise sans précédent et cette rentrée sera particulière pour les jeunes et leurs familles. Pour certains, le rituel scolaire est absent depuis des mois et ils auront à s’adapter à un nouveau contexte d’apprentissage ou aux cours à distance. Les retrouvailles habituelles ne seront pas les mêmes et leurs repères seront bousculés. De nombreux jeunes qui ont beaucoup travaillé dans les derniers mois devront reprendre de bonnes habitudes de conciliation études-travail-vie. Tous ces changements ont des répercussions sur eux. Malgré les efforts déployés, certains enfants font maintenant face à un retard d’apprentissage et ont perdu la motivation de retourner à l’école. Plus que jamais, ces jeunes ont besoin de la relation bienveillante des adultes, du soutien et de l’encouragement de toute la société, afin de donner un sens à cette reprise scolaire et à leur avenir.
 

La rentrée. Tous ensemble. Pour eux.

En plus de la campagne publicitaire, partout au Québec des messages d’encouragement se feront entendre et des actions de mobilisation seront mises en place sur les réseaux sociaux, par les membres du réseau, les Instances régionales de concertation en persévérance scolaire et en réussite éducative. À cela s’ajoute de nombreuses organisations des milieux de l’éducation, du secteur communautaire et des affaires se joindront à la campagne en portant également le message.
 
Un mot-clic #Tousensemblepoureux a été créé pour l’occasion et toutes les personnes souhaitant prendre part au mouvement sont appelées à l’utiliser. Cette campagne donne la parole aux jeunes qui y font part de leur vision de cette rentrée et partagent des messages d’encouragement pour leurs pairs. Les adultes, notamment les parents, enseignants, intervenants et employeurs, sont quant à eux sensibilisés à l’importance de s’engager activement dans cette rentrée, d’avoir une attitude bienveillante envers les jeunes qui vivent une rentrée exceptionnelle et de contribuer à trouver, avec eux, des solutions aux défis qu’ils vivent. Des outils et des informations leur sont proposés afin de les aider à soutenir les jeunes qui les entourent.
 
Cette campagne se déploie avec la participation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rio Tinto, la Caisse de dépôt et placement du Québec et Avenir d’enfants.
 

Citations

« La rentrée scolaire constitue un moment charnière de la vie des jeunes. Cette campagne est une façon pour nous de contribuer à ce que collectivement, nous mettions toutes nos énergies pour remettre les jeunes sur le chemin des apprentissages. Les jeunes et leurs familles ont vécu des moments exceptionnels et parfois difficiles dans les derniers mois et ils auront besoin de toute notre bienveillance, notre compréhension, notre écoute et notre soutien pour bien vivre cette rentrée et l’année qui s’amorce. » – Andrée Mayer-Périard, présidente, Réseau québécois pour la réussite éducative
 
« Dans le contexte que nous vivons présentement, la rentrée sera d’autant plus importante pour les élèves et il est impératif de leur apporter tout notre soutien pour favoriser leur réussite. Chaque année, les Journées de la persévérance scolaire nous rappellent l’importance d’accompagner les élèves qui peuvent rencontrer des difficultés. Plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour leur donner le goût de poursuivre leurs études. »
– Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation
 

À propos du Réseau québécois pour la réussite éducative

Le Réseau québécois pour la réussite éducative est le fruit de la volonté de ses membres, les Instances régionales de concertation en persévérance scolaire et en réussite éducative, de travailler de façon concertée et collective et de développer un réseau efficient qui répond à leurs besoins. Riches d’un savoir-faire, d’une expertise reconnue et d’une capacité indéniable à mobiliser les forces vives d’un milieu en faveur de la persévérance scolaire et de la réussite éducative, les IRC agissent collectivement au sein d’un espace interrégional depuis 2005. Le Réseau coordonne les Journées de la persévérance scolaire.
 
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Pour tout renseignement

Valérie Beaudoin-Carle
TACT
Cellulaire : 418 473-2309
vbcarle@tactconseil.ca
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