Quelques chiffres

 

La persévérance scolaire vise à encourager la poursuite d’un programme d’études en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification. 

Un environnement propice, des modèles positifs et inspirants, un réseau de soutien et des services de qualité (santé, services de garde, bibliothèques, parcs, aires de jeu, écoles, centres communautaires, etc.) contribuent au bon développement des jeunes. 
 



Le cumul de plusieurs facteurs de risque augmente la probabilité qu’un jeune abandonne ses études. Il existe quatre grandes catégories de déterminants : 


 



Les impacts économiques du décrochage scolaire 1

En 2009, le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires proposait au gouvernement de se doter d’un objectif ambitieux pour l’époque, soit de faire passer le taux de diplomation des jeunes avant l’âge de 20 ans à 80 % d’ici 2020. Nous avons collectivement travaillé à faire augmenter la diplomation. Ainsi, bon, mal an, nous avons fait un bon de 10 points de pourcentage depuis 2009. Nous sommes près de notre objectif, mais tous doivent redoubler d’efforts pour l’atteindre, voire le dépasser.

Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec (2009). Rapport Savoir pour pouvoir.
 


Qui sont les décrocheurs? 4

Les chercheurs en psychoéducation Michel Janosz et Marc Le Blanc, de l’Université du Québec à Montréal, ont établi en 1997 une typologie des décrocheurs potentiels. La présente typologie compte quatre types de décrocheurs : inadaptés, discrets, désengagés et sous-performants. Voici les quatre profils de décrocheurs potentiels :


Les discrets (40 %)

  • Ils proviennent de milieux socioéconomiques plutôt défavorisés; 
  • Ils aiment l’école et ne présentent aucun problème de comportement; 
  • Ils se disent engagés dans leur scolarisation; 
  • Leur rendement scolaire est faible. 

Les inadaptés (40 %)

  • Ils se distinguent par leurs échecs scolaires; 
  • Ils présentent des problèmes de comportement; 
  • Ils ont des habitudes de vie néfastes et proviennent d’un milieu familial difficile. 

Les désengagés (10 %)

  • Ils ne présentent aucun problème de comportement et leurs résultats sont dans la moyenne; 
  • Ils se disent désengagés par rapport à leur scolarisation. 

Les sous-performants (10 %)

  • Ils sont désengagés et en situation d’échec à l’école; 
  • Ils ne présentent aucun problème de comportement. 

4 Janosz, M. et coll., La typologie des décrocheurs potentiels : dépistage et interventions différentielles pour prévenir le décrochage scolaire (présentation PowerPoint d’Isabelle Archambault), Groupe de recherche sur les environnements scolaires, Université de Montréal, mai 2006, 36 p.
 



Des efforts qui portent fruit! 

 

Depuis 2009, plus de 2 000 organismes et partenaires locaux (municipalités, services de garde, établissements de santé et de services sociaux, écoles, organismes communautaires, etc.) ont déployé des projets qui ciblent le développement d'enfants de 0-5 ans afin de bien les outiller pour leur entrée à l'école;

 

75 % des actions engagées par les instances régionales de concertation (IRC) ciblent des enfant provenant de milieux défavorisés ou issus de l'immigration et qui présentent des difficultés d’apprentissage ;

 

Plus de 2 500 entreprises ont été sensibilisées à l'importance d'une bonne conciliation études-travail (CET) et ont été accompagnées dans la mise en place de meilleures pratiques favorisant en la matière au cours des dix dernières années.

 



Ce qu’il reste à faire 5

Créer des conditions favorables à l’apprentissage des jeunes 

  • Valoriser la petite enfance, l’éducation, les écoles, les enseignants et la formation professionnelle afin d’agir sur les aspirations des jeunes et sur la motivation du personnel; 

  • Favoriser l’arrimage des actions de la famille, de l’école et de la communauté; 

  • Travailler de concert avec les gens d’affaires pour encourager la mise en place de mesures de conciliation études-travail; 

  • Favoriser la participation des jeunes aux exercices et aux mécanismes démocratiques; 

  • Valoriser l’éducation sous toutes ses formes : petite enfance, primaire, secondaire et formation professionnelle. 

Valoriser et accompagner les parents tout au long du développement de leurs enfants (0-20 ans) 

  • Valoriser le rôle des parents sur la persévérance scolaire de leurs enfants; 
  • Faciliter la relation entre les parents, les éducateurs, les enseignants et les instances scolaires et communautaires. 

Favoriser le développement des enfants dès la petite enfance 

  • Expliquer l’impact du développement de l’enfant sur sa persévérance scolaire; 
  • Soutenir les initiatives qui contribuent au développement des compétences des enfants (sphères affectives, sociales, motrices, langagières et cognitives). 

Agir davantage dans les milieux défavorisés 

  • Prendre en compte les disparités géographiques dans l’allocation des ressources; 
  • Mieux cibler les publics des milieux défavorisés pour lesquels sont développées les actions prioritaires; 
  • Aussi, tenir compte de la présence d’enfants issus de l’immigration et des réalités particulières des communautés autochtones; 
  • Poursuivre l’adoption et la mise en œuvre de mesures de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. 

Collectif d’auteurs (2013). Poursuivons le mouvement pour la persévérance et la réussite scolaires au Québec (version du 29 octobre 2013), Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec.